Cuba (3)

Les couches…

Chose promise, chose due : on se doit de vous parler de l’objet « révolutionnaire » (tiens tiens, la propagande commencerait elle à nous atteindre nous aussi, à force de voir ce mot écrit partout !) : La Scrubba. Si petit, si léger, si discret mais pourtant si efficace, La Scrubba est devenue rapidement notre meilleure amie. Petite photo de présentation :

Petit sac étanche qui se remplit si aisément de couches et vêtements sales, lessive et eau pour se laisser frotter et malaxer avec délicatesse. Il se vide alors de son contenu, puis se remplit d’eau claire à nouveau, pour se faire masser une dernière fois et restituer son contenu tout propre. Bref, une telle machine à laver, on en rêvait ; les couches lavables, sans elle, on aurait oublié ! Petites astuces : le prélavage et le trempage quelques minutes augmentent encore l’efficacité, et quelques gouttes d’huile essentielle de Tee Tree ajoutent bonne odeur et action antibactérienne.

Pour le séchage, un simple fil  à linge ou alors on habille Bourriquet (puisqu’il s’agit du nom officiel de notre Tandem ;-), toujours prêt à nous aider sous le soleil de plomb de Cuba !

Une fois un sujet aussi vital et passionnant abordé, que dire d’autre 😉 ?

Up and Down and Up….

A Vinales nous échangeons avec un couple de Basque Espagnol, qui voyage avec Luar (17 mois). Nos petits loups partagent des temps de jeu et s’échangent un livre. Nous avons désormais une petite histoire d’ours en Basque, pour varier les plaisirs lors de la lecture du soir pour Nokomis. Nous faisons un certain nombre de constats communs, et notamment le fait qu’il est difficile de voyager avec un enfant à Cuba hors des sentiers battus (ils voyagent en bus locaux et sac à dos). Ce n’est pas un pays fait pour les routards, c’est sûr !

Nous quittons Vinales, bien trop touristique et superficielle à notre goût, par une petite route de montagne. Magnifique, très vallonnée…lorsque les pourcentages sont trop importants et que Bourriquet passe sous les 4 km/h (vitesse minimale enregistrée à 2,8 km/h, équilibre précaire !), Amandine descend et pousse à pied derrière la carriole, ce qui rajoute à l’étrangeté de notre caravane.

« La plupart des habitations se dotent de micro-ondes et d’une machine à laver… » Lonely Planet

En fin de journée nous demandons à camper dans le jardin d’une mamie solitaire sur le bord de la route. Nous renouons avec des conditions qui semblent encore bien loin de celles décrites dans notre guide touristique (les auteurs sont-ils seulement sortis des circuits touristiques ??). Comme à chaque fois que nous sommes à la campagne par ici, nous constatons qu’il n’y a non seulement pas de micro-ondes, mais qu’on en est bien loin : pas d’eau courante (et parfois peu d’eau en réserve), un intérieur digne d’une chambre Zen, des conditions d’hygiène précaire… La mamie se montre adorable et nous accueille avec plaisir, mais à la condition de monter la tente à la nuit tombée et de nous cacher, car les Cubains n’ont pas le droit de nous héberger hors Casa Particular et ils encourent une très forte amende. Son accueil nous touche d’autant plus qu’elle accepte ce risque.

Voici l’eau « courante »… ingénieux comme système de filtration de l’eau du rio un peu douteuse, prise avec des bidons, transportés par des boeufs.

Globalement de toute façon on sent bien que les Cubains ont peu de liberté d’expression. Sur les 5 chaînes TV, il n’y a jamais de débat politique, les protagonistes sont toujours d’accord entre eux… L’état est omniprésent dans la gestion du tourisme, qui lui assure un revenu, ce qui engendre de nombreux paradoxes : dans les endroits touristiques tout est clinquant et propre, et 100m à côté les bâtiments sont délabrés et les égouts dans la rue…Cela ne cesse de nous choquer. Une curieuse idée du « socialisme » comme ils disent, il semblerait que l’état n’investisse pas en priorité pour son peuple…

La cause animale…

Pour continuer sur cette note politique… nous suggérons pour résoudre les deux problèmes que sont l’alimentation des nombreux chiens errants cadavériques, véritables squelettes ambulants, et la perturbation du sommeil des voyageurs par les coqs, de donner à manger aux premiers les seconds 😉 Notre compassion a des limites, également mises à bout par les différents espèces d’animaux piquants qui pullulent dans le coin : moustiques, petites mouches microscopiques qui mordent (et qui arrivent à passer à travers la moustiquaire), minuscules fourmis fourbes… Les différents sprays et huiles essentielles sont efficaces 15 minutes… si vous avez des astuces nous sommes preneurs (les québécois peut être ???).

Tout ça mis bout à bout nous a mis un petit coup au moral et on gamberge un peu… au final on décide de changer de région en prenant un bus pour Cienfuegos.

Quelle bonne idée ! Marielle nous accueille dans son hostel avec une authenticité qui nous a manqué ces derniers jours, et nous trouvons une ville qui ne vit pas que du tourisme, des plages magnifiques avec beaucoup moins de moustiques, des paysages qui semblent plus propices au camping…ouf !

C’est dans ces conditions idylliques que Nokomis a fêté ses un an, en soufflant des bougies sur des langoustes fraichement pêchée et dégusté à même la plage, partagées avec Zora, Alan et Nicolas. On passe une journée farniente sur la plage avec ces trois français bien sympa !

Nous décidons donc de prolonger notre séjour sur cette plage et montons la tente sous les cocotiers, face au coucher de soleil sur la mer, presque sans moustiques. C’est la première soirée camping où une fois Nokomis couchée, on peut se poser tranquille hors de la tente !!! Cette région semble mieux convenir au bivouac et on en profite !

Nokomis semble s’adapter à merveille et les Cubains sont sous le charme, les enfants et les adultes jouent tout le temps avec elle.

Elle adore marcher au bord de l’eau et jouer dans les vagues, elle pousse des petits cris de ravissement quand on va se baigner, il faut dire que l’eau est tellement chaude, que ‘l’on y rentre sans un frisson!

Et pour continuer à partager sur ces objets simples qui changent la vie, la question du jour : comment stériliser l’eau pour boire dans les pays sans réseau potable, sans utiliser de pastilles type Micropur ou autre (déconseillées plus de 3 mois) ? La suite au prochain numéro !

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